Une très jolie pièce à lire, à relire et à déguster. C'est un véritable chef-d'œuvre agrémenté de quelques fautes d'orthographe. C'est une note d'information interne au sujet des [fausses] rumeurs [ou vraie réalité?] qui sont colportées dans l'entreprise et par laquelle la direction tient à démentir les désinformations et donc à confirmer l'information tout en parlant d'un sujet différent [Therabel reherche activement] et en se trompant dans les dates. Mais comme ils n'ont pas encore reçu l'autorisation du client pour transférer ses produits dans une autre société... Tiens, il y avait donc une demande d'autorisation ? A la ligne suivante, ce n'est plus l'entreprise qui transfère les produits mais le client. L'entreprise quant à elle se contentera de transférer les machines et le personnel. Mais que se passera-t-il si les machines ne sont pas d'accord ? Elles vont se croiser les bras ou déclencher une nouvelle grève ? Et comme il n'y a aucun danger pour le personnel, on va très rapidement l'informer des postes à pourvoir dans d'autres départements. Et ceux qui ne souhaiteront pas changer de département ? La porte ou CCT 32bis ? Ces informations inquiétantes sont bien entendu destinées à rassurer le personnel concerné, par le dialogue d'une affiche et la confiance partagée. Concerné par quoi ? Par la désinformation qui s'avère dès lors être une information ? La date pourtant ne correspond pas à grand-chose, la désinformation, elle, disait 31 décembre 2008. Mais alors, si le transfert et le cessionnaire sont établis, qui est le cédant ? Le dialogue par voie d'affichage a l'avantage de ne pas perturber le travail.